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Language & Literature

Beyond darkness, there is light:
Blind athlete takes on Spec-Savers Ironman South Africa 2008

 

Date: Thursday, March 27, 2008

Jurie and Francois

Jurie Krige (left) and Francois Jacobs team up in a
Spec-Savers Ironman South Africa first on 13 April 2008.

By Rory Petzer and Deborah Thomas

Close your eyes. Dark. Take five steps forward. Terrifying. Now, keep them closed and swim 3.8 km, cycle 180km and run 42.2 km. Impossible? For Francois Jacobs, 37, and Jurie Krige, 43, this daunting task awaits them on 13 April when they will compete in the Spec-Savers Ironman South Africa 2008 in Port Elizabeth.

Jacobs, a business analyst from Centurion, blind since birth, will be the first blind athlete ever to take on the Spec-Savers Ironman South Africa. He will be guided by Krige, an electrical contractor from Benoni, who previously guided a blind athlete in the cycle leg of the Korean Ironman of 2006.

When they first met about eight months ago, Jacobs was looking for a tandem partner to possibly compete in the paralympics in Beijing, but Krige suggested that they tackle the intimidating Ironman first. “I was initially shocked to discover what he wanted to do, but I soon realised that it would be a challenge totally different from anything else I have ever attempted” said Jacobs who has never competed in a triathon event before.

As they live in different towns, they began training on their own, but given the intensity of the event they decided they would have to make a concerted effort to train together. They say, “A training day would typically consist of swimming in the morning and running in the afternoon. If we still feel strong after all that we'd throw in a couple of kilos on the bike as well.”

Krige describes Jacobs as a very strong-willed person who knows what he wants. “He has given me a lot of confidence in his ability to finish the Ironman and to do very well,” Krige says. Having seen a blind American athlete and his partner doing the full Ironman in Korea in 2006, Krige was also inspired to try it and it seems he has found the perfect partner in Jacobs.

The only time they ever came close to quitting was when they did their first swim. “It was a shock to find that being cycling fit means nothing in the water,” Jacobs says. To Krige, the swim will be the most daunting part of the race. “My biggest fear is that we get eliminated in the swim section and don't get a chance to really do what we are really good at - being the bike and the run,” says Krige.

Inspired by a passion for watching the Comrades Marathon, Jacobs says he thinks it's a good thing for the public to see that being blind does not necessarily mean that a person would have to be physically inactive and dependent on others for everything. Beyond any darkness, there is light.

“I don't think I'm the fittest person around but I do know my mental strength and I'm sure I'll finish it. I also know that things like this inspire people on many different levels and if we managed to make a difference to at least one person then I think we have done well.”
 

Au-delà de l’obscurité, il y a la lumière.

L’athlète aveugle de l’Ironman de Port Elizabeth 2008.

Fermez les yeux. Noir total. Avancez de trois pas. Effrayant n’est ce pas? Maintenant, toujours les yeux fermés, nagez 3,8 kilomètres, faites un tour de 180 kilomètres à vélo et courez 42,2 kilomètres. Impossible vous dites?

Pas pour François Jacobs, 37 ans et son guide, Jurie Krige, 43 ans. Cette incroyable performance les attend pour l’Ironman 2008 de Port Elizabeth.

François, analyste économique de Centurion, aveugle de naissance, sera le premier athlète non-voyant à participer à l’ironman en Afrique du Sud. Il sera guidé par Jurie, entrepreneur électricien de Benoni, qui avait déjà guidé un athlète lors de l’épreuve cyclisme de l’ironman de Corée en 2006.

Quand ils se sont rencontrés pour la première fois, il y a huit mois, François Jacobs cherchait un binôme pour participer aux paralympiques de Beijing. Jurie Krige lui a suggéré de d’abord s’attaquer à l’intimidant Ironman. «J’étais d’abord choqué en découvrant ce qu’il voulait faire. Mais j’ai vite réalisé que ça serait un défi totalement différent de ce que j’avais déjà tenté auparavant.», précise François, qui n’a jamais couru un triathlon avant.

Vivant dans deux villes différentes, ils ont d’abord commencé à s’entraîner chacun de leur côté. Mais étant donnée l’ampleur de l’épreuve, ils ont finalement décidé de concerter leurs efforts pour s’entrainer ensemble. «Une journée d’entrainement type consiste à nager le matin et courir l’après-midi. Si après tout ça, il nous reste suffisamment de forces, nous continuons sur notre lancée et partons pour quelques kilomètres à vélo!».

Jurie Décris François comme une personne déterminée, à la volonté de fer. «J’ai vraiment confiance en ses capacités à terminer l’irnoman.», nous a-t-il confié.

C’est en ayant vu un athlète américain aveugle et son coéquipier terminer l’Ironman de Corée en 2006, que cela a inspiré Jurie. Il a semble t-il trouvé en François Jacobs, le partenaire idéal.

La seule épreuve qui pourrait les disqualifier est la natation. «ça a été un choc quand j’ai appris que d’être bon en cyclisme ne veut rien dire; si on dépasse le délai limite en natation, on peut être éliminé.», explique François.

Pour Jurie, la natation est la partie la plus décourageante de la course. «Ma plus grande frayeur est d’être éliminé lors de l’épreuve de natation, de ne pas avoir la chance de faire ce ce à quoi nous sommes vraiment bon, le cyclisme et la course à pied», ajoute Jurie.

Devant l’attention portée par les deux camarades de Marathon, François nous confie, que c’est une bonne chose pour le public de comprendre qu’être non-voyant ne signifie pas forcément infirme et dépendant des autres tout le temps. Au-delà de l’obscurité, il y a la lumière.

«Je ne pense pas être la personne en meilleure santé ici, mais je connais ma force mentale et je suis certain de pouvoir terminer cette course. Je sais aussi que ce genre de défi inspire les gens à plusieurs niveaux. Si nous réussissons à marquer au moins une personne, je pense que nous aurons réussi notre challenge.»